Prix et Lauréats

La Division de Chimie Organique attribue chaque année :

  • Trois prix de thèse : un prix Dina Surdin et deux prix Henri Kagan (candidature par nomination)
  • Un prix Emergence Marc Julia (candidature directe ou par nomination)
  • Un prix jeune chercheur Jean-Pierre Sauvage (candidature directe ou par nomination)
  • Un prix jeune enseignant-chercheur Jean Normant (candidature directe ou par nomination)
  • Un prix chercheur avancé Jean-Marie Lehn (candidature directe ou par nomination)
  • Un prix enseignant-chercheur avancé (candidature directe ou par nomination)
  • Un prix de collaboration académie/industrie Yves Chauvin (candidature directe ou par nomination)
  • Le prix de la DCO (candidature par nomination)
  • Le prix Guy Ourisson, qui récompense la meilleur communication orale du GECO

Prix 2026

Nous félicitons chaleureusement tous les lauréats et remercions toutes celles et ceux qui ont présenté leur candidature ! Les récipiendaires des prix de la division 2026 seront invités à présenter leurs travaux à l’occasion des prochaines manifestations organisées par le bureau.

Prix de thèse 

Dina SURDIN

Olivier Charron – Chimie Moléculaire, Macromoléculaire, Matériaux (C3M), ESPCI Paris-PSL – thèse sous la direction du Dr C. Meyer

Olivier Charron est ingénieur de l’ESPCI Paris – PSL (137ᵉ promotion). Au cours de sa formation, il a effectué un stage industriel de six mois chez Syngenta à Stein (Suisse). Puis, il a obtenu en 2022 un master en chimie moléculaire de Sorbonne Université, à l’issue d’un stage de recherche mené au sein de l’équipe Chimie Moléculaire et Catalyse (unité C3M, ESPCI Paris–PSL). Il y a ensuite réalisé sa thèse sous la direction du Dr. Christophe Meyer. Ses travaux portent sur la réduction énantiosélective de cycles contraints insaturés, par transfert d’hydrogène asymétrique catalysé par des complexes de ruthénium de type Noyori–Ikariya. Cette recherche s’inscrit dans le cadre du projet ANR ATHOMICS, en collaboration avec une équipe de Chimie ParisTech – PSL. Ses résultats ont permis d’étendre significativement le champ d’application de cette transformation à de nouvelles classes de substrats, notamment les cétones gem-difluorocyclopropéniques, les gem‑dichlorocyclobuténones et les hémisquaramides. Ils mettent également en évidence le rôle déterminant des conditions opératoires sur la stéréosélectivité du transfert d’hydrogène asymétrique et sur la réactivité observée. Ces transformations ouvrent l’accès à des briques moléculaires intégrant des cycles à trois ou quatre chaînons et contribuent à explorer l’« espace chimique » autour de structures d’intérêt potentiel en chimie médicinale. Olivier Charron est actuellement en stage post-doctoral à l’Université Autonome de Madrid dans le groupe du Pr. J. Alemán où il développe de nouveaux procédés électrochimiques.

Henri KAGAN

Émilie Gentilini – ICN Nice – thèse sous la direction Pr Véronique Michelet.

Emilie Gentilini a obtenu son Master Recherche « Fragrances and Fine Chemistry » de l’Université Côte d’Azur en 2021. Elle a réalisé son stage de fin d’études à l’Institut de Chimie de Nice (UMR 7272) au sein de l’équipe « Synthèse, Propriétés, Innovation, Catalyse et Environnement » du Pr. Véronique Michelet. Emilie a ensuite poursuivi avec un doctorat au sein de la même équipe sur un projet de recherche en collaboration avec l’Institut Servier d’Innovation Thérapeutique. Ses travaux portent sur la mise au point de nouvelles méthodologies de synthèse en présence de catalyseurs organométalliques comme l’or ou l’argent. A partir de composés énynes, Emilie a élaboré une synthèse divergente permettant l’accès à des composés bi-, tri- et hexacycliques, augmentant ainsi de manière significative la complexité moléculaire des structures synthétisées. Ainsi, son objectif a été de mettre au point de nouveaux outils de synthèse et de proposer de nouvelles réactivités permettant l’accès à des bibliothèques de composés à caractère tridimensionnel avec une grande diversité moléculaire pour l’industrie pharmaceutique. En parallèle de ses travaux en laboratoire, Emilie s’est également engagée dans la communauté scientifique, notamment en étant présidente du Réseau Jeune de la division PACA de la Société Chimique de France en 2022, année durant laquelle elle a organisé la 10ᵉ édition des Journées Méditerranéennes des Jeunes Chercheurs à Nice.

Abdul-Halim Obeid – ICMMO Paris Saclay – thèse sous la direction du Dr Jérôme Hannedouche.

Abdul‑Halim Obeid a obtenu sa licence en chimie à l’Université Libanaise en 2020. La même année, il a rejoint la France en tant que lauréat d’une bourse d’excellence IDEX afin de poursuivre un Master en chimie organique à l’Université Paris‑Saclay. Il a d’abord intégré l’équipe de Catalyse Moléculaire de l’Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d’Orsay (ICMMO) pour un premier stage de recherche consacré à l’hydroalkylation d’imines par catalyse homogène et hétérogène de métaux de transition, sous la supervision du Pr. Christophe Bour. Il a ensuite rejoint, au sein de la même équipe, le groupe du Dr. Jérôme Hannedouche, où il s’est intéressé à la catalyse promue par le fer lors d’un second stage. Il a été diplômé du Master Chimie Organique de l’Université Paris-Saclay en 2022. À la suite de l’obtention d’un financement ministériel, il a débuté une thèse au sein de l’Equipe de Catalyse Moléculaire de l’ICMMO à l’Université Paris-Saclay sous la direction du Dr Jérôme Hannedouche. Ses travaux ont mené au développement de systèmes catalytiques de fer innovants, capables d’activer des transformations clés telles que l’isomérisation contrôlée d’alcènes et l’amination de liaisons C(sp3)–H. Il a notamment mis au point un catalyseur bien défini de fer(II) permettant une isomérisation régiodivergente ainsi que régio‑ et stéréoconvergente des oléfines. L’étude mécanistique associée a mis en évidence un processus redox‑neutre impliquant un hydrure de fer(II) isolable et est gouverné par un changement d’état de spin, phénomène encore rare en catalyse organométallique. Pour rendre cette chimie plus accessible, il a développé un précatalyseur de fer(III) stable à l’air et à l’humidité, permettant une isomérisation sélective et à large portée dans des conditions douces et opérationnellement simples. Enfin, il a élargi l’application de cette plateforme à la fonctionnalisation C(sp3)–H par amination intramoléculaire d’azotures organiques, en réalisant des transformations nitrénoïdes difficiles. Il poursuit actuellement ses recherches en tant que post‑doctorant dans l’équipe du Dr Guillaume Lefèvre à l’École Nationale Supérieure de Chimie de Paris, où il travaille sur des réactions de transfert de nitrènes et de carbènes catalysées par des complexes de métaux 3d de basse valence.

Prix Marc JULIA

Eugénie Roméro-Laboureur : Après un master de chimie organique de l’Université Aix-Marseille, Eugénie Romero-Laboureur a obtenu son doctorat en chimie à l’Université de Lorraine en 2015, portant sur la synthèse et l’étude conformationnelle de pseudopeptides. Elle a ensuite rejoint le laboratoire des Dr R. H. Dodd et K. Cariou à l’ICSN à Gif-sur-Yvette pour un stage postdoctoral en chimie médicinale, avant de poursuivre par deux autres stages postdoctoraux en chimie photoredox, en Belgique puis à Philadelphie, dans les groupes des Pr G. Evano et G. A. Molander. En 2019, elle occupe le poste de directrice du centre HTE de l’Université de Pennsylvanie (UPenn) à Philadelphie, avant de revenir en France où elle exerce depuis 2020 comme ingénieur-chercheur au SCBM (CEA Paris Saclay) dans l’équipe du Dr Jean-Christophe Cintrat. En 2021, elle implémente une plateforme HTE pour soutenir les travaux du laboratoire en méthodologie de synthèse, mais également pour explorer le potentiel d’approches de chimie médicinale accélérées, dites direct-to-biology, ainsi que pour la génération de données expérimentales destinées à l’alimentation d’algorithmes prédictifs. En octobre 2024, elle participe à la création de l’AFCAD (Association Francophone de Chimie Accélérée et Digitalisée), dont elle occupe la présidence. Ses thématiques de recherche portent sur le développement de nouvelles méthodologies de synthèse photoredox sous lumière rouge, projet qui lui a permis d’obtenir une ANR JCJC en 2025.

Prix Jean-Pierre SAUVAGE

Vincent Bizet a obtenu son doctorat en chimie organique en 2012 à l’INSA de Rouen, au sein du laboratoire COBRA, sous la direction du Dr. Dominique Cahard. Ses travaux portaient sur la synthèse asymétrique de molécules trifluorométhylées. Il a ensuite réalisé un premier stage postdoctoral en Allemagne, dans l’équipe du Prof. Carsten Bolm à la RWTH Aachen University (2013–2014), grâce à une bourse Alexander von Humboldt, où il s’est intéressé à la synthèse de sulfoximines. Lors d’un second stage postdoctoral à l’Université de Genève en Suisse (2014–2016), sous la direction du Prof. Clément Mazet, il a développé des méthodologies de catalyse énantiosélective au palladium. En 2016, il a été recruté au CNRS en tant que chargé de recherche et en 2022, il a soutenu son Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) à l’Université de Strasbourg. Tout au long de sa carrière, il a reçu plusieurs distinctions, notamment le Prix Guy Ourisson 2022 (Cercle Gutenberg), le « Thieme Chemistry Journals Award 2023 », et a été sélectionné parmi les « ACS Rising Stars in Organic and Inorganic Chemistry 2025 ». En 2022, il a été nommé « Early Career Advisory Board member » pour les journaux Tetrahedron et Tetrahedron Letters, et en 2025, il a rejoint le bureau éditorial du Journal of Fluorine Chemistry. Vincent Bizet dirige actuellement l’équipe « Biomolécules, Synthèse et Méthodes » au Laboratoire d’Innovation Moléculaire et Applications (LIMA, UMR 7042) à l’Université de Haute-Alsace de Mulhouse. Ses recherches portent sur le développement de nouvelles méthodologies de synthèse en chimie organique, avec un intérêt particulier pour la synthèse hétérocyclique, la catalyse organométallique et la chimie des organofluorés, notamment celle du groupement pentafluorosulfanyle (SF₅). 

Prix Jean NORMANT

Clément Chauvier a fait ses études à l’École Normale Supérieure Paris-Saclay (2010–2014) et a obtenu son master en chimie moléculaire à Sorbonne Université en 2014. Il a ensuite effectué un doctorat (2014–2017) au CEA Saclay sous la direction de Thibault CANTAT, portant sur l’activation de petites molécules et le développement de réducteurs renouvelables à base de bore et de silicium. En 2018, il a obtenu une bourse de la Fondation Alexander von Humboldt pour effectuer des recherches postdoctorales à la TU Berlin dans le groupe de Martin OESTREICH. Début 2020, il a été nommé maître de conférences à l’Institut Parisien de Chimie Moléculaire (IPCM) de Sorbonne Université, établissement au sein duquel il a obtenu son Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) en 2024. Ses thématiques de recherche actuelles incluent la chimie du groupe principal, la chimie organométallique du bloc s, ainsi que l’étude des mécanismes réactionnels, notamment par le biais de calculs DFT.

Prix Jean-Marie LEHN

Sébastien Ulrich s’est passionné pour la chimie organique lors de ses études à l’École Européenne de Chimie, Polymères et Matériaux (Promotion 2005 « Jean-Pierre Sauvage », ECPM, Université de Strasbourg), grâce notamment aux cours magistraux du Prof. Daniel Uguen. Il a ensuite eu l’opportunité de réaliser sa thèse sous l’inspirante direction du Prof. Jean-Marie Lehn à l’ISIS, Université de Strasbourg, au cours de laquelle il a travaillé sur le contrôle de l’assemblage de systèmes covalents dynamiques par des commutateurs métallo-contrôlés, un sujet dont les résultats ont été distingués par le prix de thèse SCF-DCO en 2009. Son parcours s’est poursuivi avec deux expériences post-doctorales enrichissantes : d’abord à l’Université d’Oxford au Royaume-Uni, dans l’équipe du Prof. Harry L. Anderson, où il a contribué à des travaux sur la vectorisation de porphyrines conjuguées pour la thérapie photodynamique, puis, grâce à l’obtention d’une bourse Fulbright, à l’Université de Stanford en Californie, Etats-Unis d’Amérique, avec le Prof. Eric T. Kool, où il a exploré les phénomènes de reconnaissance (supra)-moléculaire lors de la transcription d’acides nucléiques artificiels. En 2011, grâce à un financement ANR (programme Retour Post-Doc), il rejoint le DCM à Grenoble, et l’équipe du Prof. Pascal Dumy, pour y développer son nouveau projet. Il intègre ensuite le CNRS en 2012 en tant que Chargé de Recherche à l’IBMM, Montpellier, avant d’y être promu Directeur de Recherche en 2023. Ses activités de recherche en chimie bioorganique supramoléculaire sont orientées vers des applications en santé et s’articulent autour de l’idée originale de concevoir des systèmes chimiques dynamiques et adaptables qui permettent la reconnaissance, le transport, puis la libération de principes actifs tels que les acides nucléiques. Ses contributions ont été reconnues par la médaille de bronze du CNRS en 2017 et le prix Forcheurs Jean-Marie Lehn en 2023. Sébastien Ulrich s’est également impliqué dans la Société Chimique de France, en tant que membre élu (2015-2018) puis Président (2019-2022) de la section régionale Occitanie-Méditerranée, et trésorier du groupe thématique de Chimie Supramoléculaire depuis 2020.

Prix Enseignant-Chercheur Avancé

Julie Broggi a obtenu son doctorat en chimie organique en 2009 à l’Institut de Chimie Organique et Analytique (ICOA) de l’Université d’Orléans sous la direction du Prof. L.A. Agrofoglio. Elle a ensuite rejoint le groupe du Prof. S.P. Nolan à l’Institute of Chemical Research of Catalonia (ICIQ) à Tarragone, puis à l’Université de St Andrews en tant que chercheuse postdoctorale. En 2011, elle a occupé un poste d’ATER à la Faculté de Pharmacie d’Aix-Marseille Université sous la direction des Prof. P. Vanelle et Th. Terme. Depuis, elle y a été nommée maîtresse de conférences dans l’équipe Pharmaco-Chimie Radicalaire de l’Institut de Chimie Radicalaire (ICR, UMR 7273). Elle a obtenu son habilitation en 2023. Elle est également responsable de la communication et social media manager de l’Institut de Chimie Radicalaire. Au cours de sa carrière, elle a été lauréate de financements nationaux (ANR JCJC 2017, PRC 2020 et 2025) et industriels. En 2025, elle a été élue membre Junior de l’Institut Universitaire de France. Ses travaux portent sur la conception et l’étude de super-donneurs d’électrons organiques (OED). Ils contribuent au développement de méthodologies de réduction innovantes, basées sur des transferts mono- ou bi-électroniques, offrant des alternatives plus performantes et écoresponsables dans les domaines de la santé, de l’énergie et des matériaux.

Prix Yves Chauvin

Collaboration CARMeN (ex-COBRA) – Oril Industrie
Jean-François Brière & Thibaud Brégent

Jean-François Brière (JFB – CARMeN) est actuellement directeur de recherche CNRS à l’institut CARMeN (« Chimie Analytique & Réactivité Moléculaire en Normandie », ex-COBRA-LCMT) à Rouen. Après une thèse soutenue en 1998 (Université de Rouen, France, groupe du professeur Guy Quéguiner, avec Jean Bourguignon et George Dupas en chimie hétérocycliques), et deux post-doctorats (1999, Université d’Amsterdam, Pays-Bas, groupe du professeur Henk Hiemstra en synthèse totale & 2001, Université Catholique de Louvain, Belgique, groupe du professeur Istvan E. Markó en hydrosilylation catalysée aux complexes de platine), JFB a travaillé au centre de recherche Rhodia (Lyon, France) comme chercheur R&D en chimie fine. En 2002, il a été nommé Chargé de Recherche CNRS (CR) au LCMT à l’Université de Caen Normandie. Il a rejoint en 2007 l’équipe « Hétérocycles » du laboratoire COBRA (UMR CNRS, Université et INSA de Rouen Normandie, Habilitation à Diriger des Recherches en 2007) et a été promu directeur de recherche CNRS (DR) en 2017. JFB et coll. développe une appétence en recherche pour la méthodologie de synthèse (asymétrique, domino et multicomposants) et la chimie des hétérocycles chiraux à l’aide d’outils (organo)catalytiques, tout en exploitant la réactivité de plateformes moléculaires utiles en synthèse (acide de Meldrum, triazines et isoxazolidin-5-ones comme précurseurs d’acides β-aminés). En partenariat avec ses collègues Sylvain Oudeyer, Hélène Beucher et Vincent Levacher du groupe e-CatCH (équipe Hétérocycles, CARMeN), il exploite plus récemment la catalyse photochimique et l’électrosynthèse comme technologies au service de la chimie redox. Depuis 2009, JFB a participé en parallèle à plusieurs collaborations industrielles en synthèse organique, en tant que responsable scientifique et management au sein de la plateforme technique C2I-OrgA du CARMeN, le Carnot I2C en Normandie et 2 laboratoires communs (LabCom CrisOrg & IDECHEM). JFB est actuellement membre de la direction de la chaire industrielle ANR COLIBRI, portée par Thomas Poisson, et du LabCom IDECHEM (directeur depuis 2021) qui scellent un partenariat historique entre l’institut CARMeN Rouen et l’entreprise de R&D pharmaceutique Oril Industrie à Bolbec, dans une dynamique qui a impliqué de nombreux chercheurs Normands depuis 2007.

Thibaud Brégent (Oril Industrie) : Après avoir obtenu un double diplôme d’ingénieur et de Master en chimie moléculaire à l’ECPM Strasbourg, Thibaud Brégent a soutenu son doctorat en 2021 au sein de l’Institut CARMeN (ex-COBRA). Sous la direction du Professeur Thomas Poisson, ses recherches ont porté sur le développement de nouvelles méthodologies photocatalysées pour l’isomérisation E-Z d’oléfines trisubstituées. Il a ensuite effectué un post-doctorat sur la plateforme NormandyFlowChem de l’Institut CARMeN, se spécialisant dans la « flash chemistry » en continu — des travaux qui lui ont valu le 1er prix du GDR SynthFlux du CNRS en 2023. En 2022, il rejoint Oril Industrie en tant que chercheur chimiste au sein du département de développement technologique du CHAD (Chemical & Analytical Development) pour travailler sur l’intensification des procédés continus. Depuis 2025, en qualité de responsable de l’Open Innovation, il pilote l’ensemble des projets collaboratifs à l’échelle du CHAD.
Je tiens à saluer tout particulièrement Jean Fournier, mon prédécesseur au pilotage de l’Open Innovation, qui a initié et bâti les fondations de ce partenariat historique.

Prix DCO

Matthieu Sollogoub est professeur de chimie moléculaire à Sorbonne Université et directeur de l’Institut Parisien de Chimie Moléculaire. Formé d’abord comme un « pur » glycochimiste, dans la lignée de son directeur de thèse Pierre Sinaÿ à l’École normale supérieure de Paris, puis marqué par ses travaux postdoctoraux menés avec Tom Brown à l’Université de Southampton (Royaume-Uni), il a progressivement orienté ses recherches vers la chimie supramoléculaire utilisant les cyclodextrines. Son groupe a développé une expertise unique dans l’hétérofonctionnalisation régiosélective des cyclodextrines, ouvrant la voie à la conception de ligands chiraux capables d’encapsuler des métaux et de promouvoir une catalyse stéréosélective et régiosélective finement contrôlée, aussi bien en milieu organique que dans des environnements biologiques complexes. Au-delà de la catalyse, ces cyclodextrines conçues avec précision se comportent comme de véritables briques moléculaires programmables, capables de s’auto-assembler en architectures supramoléculaires hiérarchiques dotées d’activités biologiques. Ses travaux les plus récents explorent également la conception de moteurs moléculaires artificiels à base de cyclodextrines, repoussant ainsi les frontières entre chimie moléculaire et fonction nanomécanique.



Archive des lauréats